{"id":334,"date":"2021-03-30T11:12:00","date_gmt":"2021-03-30T09:12:00","guid":{"rendered":"https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/?page_id=334"},"modified":"2021-06-22T16:46:00","modified_gmt":"2021-06-22T14:46:00","slug":"les-amis-de-severac","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/autour-de-deodat\/les-amis-de-severac\/","title":{"rendered":"Les amis de S\u00e9verac &#8211; Clara Leprince"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les musiciens<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Claude Debussy (1862-1918)<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"550\" height=\"550\" src=\"https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/Debussy1-Gallica.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1362\" srcset=\"https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/Debussy1-Gallica.jpg 550w, https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/Debussy1-Gallica-300x300.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px\" \/><figcaption>Claude Debussy -BnF, Gallica<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>N\u00e9 le 22 ao\u00fbt 1862 \u00e0 Saint-Germain-en-Laye, Claude Debussy est un compositeur fran\u00e7ais et le principal repr\u00e9sentant de l\u2019\u00e9cole de musique impressionniste. Fils de marchands fa\u00efenciers, il entre au Conservatoire de Paris en 1872 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de dix ans o\u00f9 il se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre un \u00e9l\u00e8ve dissip\u00e9 et intelligent. L\u2019\u00e9t\u00e9 1880, il se rend en Suisse \u00e0 Interlaken pour y rejoindre Nadejda von Meck et ses enfants.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ann\u00e9e suivante, Debussy publie sa premi\u00e8re \u0153uvre, <em>Nuit d\u2019\u00e9toiles<\/em>. \u00c0 l\u2019\u00e2ge de vingt-quatre ans, il remporte le premier prix de Rome, ce qui lui permet d\u2019obtenir une bourse et un s\u00e9jour de trois ans \u00e0 la Villa M\u00e9dicis. Mais au bout de deux ans, il donne sa d\u00e9mission et revient \u00e0 Paris en 1887.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s son retour, il fr\u00e9quente les mardis de St\u00e9phane Mallarm\u00e9 et le salon de la famille de L\u00e9opold Stevens. En 1893, Debussy assiste \u00e0 l\u2019unique repr\u00e9sentation de <em>Pell\u00e9as et M\u00e9lisande<\/em> de Maurice Maeterlinck au Th\u00e9\u00e2tre des Bouffes-Parisiens au c\u00f4t\u00e9 de Mallarm\u00e9. Le 22 d\u00e9cembre 1894, est jou\u00e9e la premi\u00e8re de son <em>Pr\u00e9lude \u00e0 l\u2019apr\u00e8s-midi d\u2019un faune<\/em> \u00e0 Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>Cinq ans plus tard, il rencontre D\u00e9odat de S\u00e9verac \u00e0 l\u2019occasion de la cr\u00e9ation des <em>Cors<\/em> \u2013 une m\u00e9lodie du jeune compositeur du Midi \u2013 \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 nationale de musique. D\u00e8s lors, les deux musiciens sont amen\u00e9s \u00e0 se revoir et \u00e0 se croiser, nourris d\u2019une estime r\u00e9ciproque. Debussy marque plus d\u2019une fois son soutien \u00e0 D\u00e9odat&nbsp;: il l\u2019encourage \u00e0 monter le <em>C\u0153ur du Moulin<\/em>, il prend sa d\u00e9fense au moment d\u2019<em>H\u00e9l\u00e8ne de Sparte<\/em>, et il est souvent pr\u00e9sent aux premi\u00e8res des cr\u00e9ations de S\u00e9verac, comme c\u2019est le cas pour les <em>Nymphes au cr\u00e9puscule<\/em> ou encore le <em>Chant de la terre<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 30 avril 1902 a lieu la premi\u00e8re de <em>Pell\u00e9as et M\u00e9lisande<\/em> de Debussy \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra-Comique. D\u00e9odat de S\u00e9verac assiste, subjugu\u00e9, \u00e0 quatorze repr\u00e9sentations, \u00e0 la p\u00e9riode o\u00f9 il compose <em>Le coeur du moulin, <\/em>et cet immense op\u00e9ra l\u2019inspire et le d\u00e9stabilise. En 1903, Debussy publie un recueil de trois pi\u00e8ces intitul\u00e9 <em>Estampes<\/em> comprenant <em>Pagodes<\/em>, <em>La Soir\u00e9e dans Grenade<\/em> et <em>Jardins sous la pluie<\/em>. En 1905, il demande \u00e0 Jacques Durand d\u2019illustrer la couverture de <em>La Mer<\/em> d\u2019un bois grav\u00e9 inspir\u00e9 de <em>La Vague<\/em> d\u2019Hokusai, innovant par rapport aux conventions de l\u2019\u00e9dition musicale fran\u00e7aise du temps, tout en manifestant une pr\u00e9dilection commune \u00e0 nombre de ses contemporains.<\/p>\n\n\n\n<p>Le compositeur est un personnage \u00e9l\u00e9gant, quelque peu misanthrope, d\u00e9daigneux \u00e0 l\u2019occasion. Il meurt le 25 mars 1918 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de cinquante-six ans, laissant derri\u00e8re lui deux cent vingt-sept \u0153uvres musicales.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Maurice Ravel (1875-1937)<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"550\" height=\"550\" src=\"https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/Ravel3-Gallica.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1393\" srcset=\"https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/Ravel3-Gallica.jpg 550w, https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/Ravel3-Gallica-300x300.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px\" \/><figcaption>Maurice Ravel &#8211; BnF, Gallica<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>N\u00e9 le 7 mars 1875 \u00e0 Ciboure, Maurice Ravel est un compositeur fran\u00e7ais. Ses parents, un ing\u00e9nieur et une modiste, s\u2019installent d\u00e9finitivement \u00e0 Paris en juin 1875 alors que Ravel n\u2019est \u00e2g\u00e9 que de quelques mois. Il commence le piano d\u00e8s l\u2019\u00e2ge de six ans et entre au Conservatoire de Paris en 1889.<\/p>\n\n\n\n<p>Ravel fr\u00e9quente de nombreux salons parisiens, comme celui de Madame de Saint Marceaux o\u00f9 il est introduit par Gabriel Faur\u00e9, et o\u00f9 il c\u00f4toie D\u00e9odat de S\u00e9verac. En 1900, le groupe des Apaches se cristallise autour de lui. Dandy raffin\u00e9 et caustique, Ravel est le centre et l\u2019animateur principal de cette bande de jeunes artistes qui communient autour de l\u2019admiration et la promotion de l\u2019\u0153uvre de Debussy. Ce groupement esth\u00e9tique qui se r\u00e9unit une \u00e0 deux fois par semaine voit arriver dans ses rangs Ricardo Vi\u00f1es, avec qui il se lie d\u2019amiti\u00e9, et S\u00e9verac \u00e0 partir de 1903.<\/p>\n\n\n\n<p>En plus des salons parisiens o\u00f9 ils se croisent, les deux musiciens se retrouvent \u00e0 l\u2019abbaye de Fontfroide (Aude), o\u00f9 Ravel prend volontiers ses quartiers d\u2019\u00e9t\u00e9. En novembre 1902, D\u00e9odat est renouvel\u00e9 au comit\u00e9 de lecture de la Soci\u00e9t\u00e9 nationale de musique o\u00f9 si\u00e8ge Maurice Ravel.<\/p>\n\n\n\n<p>Maurice Ravel tente sa chance \u00e0 plusieurs reprises au prix de Rome, sans succ\u00e8s de 1900 \u00e0 1905. Il compose des \u0153uvres telles que <em>Jeux d\u2019eau<\/em>, <em>Ma m\u00e8re l\u2019Oye<\/em> ou <em>Gaspard de la nuit<\/em>, \u00e0 cette p\u00e9riode. Le 30 avril 1902 a lieu la premi\u00e8re de <em>Pell\u00e9as et M\u00e9lisande<\/em> de Debussy \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra-Comique, \u00e0 laquelle D\u00e9odat assiste au c\u00f4t\u00e9 de Ravel.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9poque des Apaches, les relations entre Maurice Ravel et D\u00e9odat de S\u00e9verac apparaissent cordiales. Toutefois, elles s\u2019alt\u00e8rent d\u00e8s lors que la carri\u00e8re de D\u00e9odat s\u2019affirme. Une affaire de plagiat les oppose en 1906. Ravel avait \u00e9t\u00e9 accus\u00e9 par le critique Pierre Lalo dans <em>Le Temps<\/em>, de plagier dans sa <em>Barque sur l\u2019oc\u00e9an (Miroirs)<\/em>, \u0153uvre \u00e0 succ\u00e8s, <em>Vers le mas en f\u00eate<\/em>, issu de la suite <em>En Languedoc<\/em> de S\u00e9verac. Ce dernier ne lui en tiendra pas rigueur.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1910, et par opposition \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 nationale de musique, Ravel fonde la Soci\u00e9t\u00e9 musicale ind\u00e9pendante avec Charles Koechlin et Florent Schmitt.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9odat de S\u00e9verac ach\u00e8ve en 1919 la partition de <em>Sous les Lauriers-roses<\/em>. Elle est alors jug\u00e9e comme l\u2019une de ses plus belles r\u00e9ussites par Maurice Ravel.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s la mort de Debussy en 1918, Ravel sera consid\u00e9r\u00e9 comme le plus grand compositeur fran\u00e7ais vivant.<\/p>\n\n\n\n<p>Il meurt le 28 d\u00e9cembre 1937 \u00e0 Paris.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Isaac Alb\u00e9niz (1860-1909)<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"550\" height=\"550\" src=\"https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/Albeniz1-Gallica.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1379\" srcset=\"https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/Albeniz1-Gallica.jpg 550w, https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/Albeniz1-Gallica-300x300.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px\" \/><figcaption>Isaac Alb\u00e9niz &#8211; BnF, Gallica<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>N\u00e9 le 29 mai 1860 \u00e0 Camprodon (Espagne), Isaac Alb\u00e9niz est professeur \u00e0 la Schola Cantorum de 1898 \u00e0 1901 o\u00f9 il rencontre D\u00e9odat de S\u00e9verac. Ce dernier enrichit sa technique pianistique aupr\u00e8s d\u2019Isaac, puis il devient son assistant et son ami. Alb\u00e9niz fait partie des cr\u00e9ateurs qui se r\u00e9clament d\u2019une certaine identit\u00e9 nationale et avec qui D\u00e9odat se d\u00e9couvre le plus d\u2019affinit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9odat et Isaac se croisent notamment dans les diff\u00e9rents salons de Paris. \u00c0 l\u2019occasion des f\u00eates pascales de 1907, D\u00e9odat est invit\u00e9 par Isaac au ch\u00e2teau Saint-Laurent qu\u2019il occupe dans le quartier des Baumettes \u00e0 Nice. Les apr\u00e8s-midis se passent au ch\u00e2teau, \u00e0 improviser, Alb\u00e9niz \u00e0 l\u2019orgue, D\u00e9odat au piano. Isaac pr\u00e9sente partout D\u00e9odat de S\u00e9verac comme \u00ab&nbsp;l\u2019\u00e9toile du jour&nbsp;\u00bb et les chefs d\u2019orchestre locaux lui passent commande.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9odat se reconna\u00eet pleinement en Isaac, ils sont fr\u00e8res de musique et ont la m\u00eame attirance du Midi. Ils manifestent le m\u00eame int\u00e9r\u00eat pour un folklore qui, r\u00e9invent\u00e9, musique de la r\u00e9miniscence et d\u2019impressions, r\u00e9g\u00e9n\u00e8re le langage musical. Comme Alb\u00e9niz, S\u00e9verac aime les foules bigarr\u00e9es, les f\u00eates, les sardanes, les d\u00e9fil\u00e9s, les chants, leur pi\u00e9t\u00e9 d\u00e9monstrative.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 18 mai 1909, Isaac Alb\u00e9niz meurt \u00e0 l\u2019\u00e2ge de quarante-neuf ans \u00e0 Cambo-les-Bains. Deux ans plus tard, sa fille Laura Alb\u00e9niz demande \u00e0 D\u00e9odat d\u2019achever <em>Navarra<\/em>, la derni\u00e8re pi\u00e8ce du quatri\u00e8me cahier d\u2019<em>Ib\u00e9ria<\/em> dont son p\u00e8re a laiss\u00e9 le manuscrit incomplet \u00e0 sa mort. La m\u00eame ann\u00e9e, la deuxi\u00e8me pi\u00e8ce de <em>Cerda\u00f1a<\/em> de D\u00e9odat de S\u00e9verac, <em>Les F\u00eates<\/em>, est d\u00e9di\u00e9e \u00e0 Laura, et on y sent l\u2019influence de son ami \u00e0 qui il rend hommage. Ce n\u2019est pas la seule \u0153uvre de S\u00e9verac o\u00f9 le nom d\u2019Alb\u00e9niz appara\u00eet. En effet, en 1919, D\u00e9odat d\u00e9die <em>Sous les lauriers roses<\/em> \u00e0 trois de ses ma\u00eetres&nbsp;: Emmanuel Chabrier, Charles Bordes, et Isaac Alb\u00e9niz. Tout comme S\u00e9verac, Alb\u00e9niz re\u00e7oit la L\u00e9gion d\u2019honneur juste avant sa mort.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Blanche Selva (1884-1942)<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"550\" height=\"550\" src=\"https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/bsportraitcomp.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1395\" srcset=\"https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/bsportraitcomp.jpg 550w, https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/bsportraitcomp-300x300.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px\" \/><figcaption>Blanche Selva &#8211; Conditions sp\u00e9cifiques d\u2019utilisation<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Blanche Selva est n\u00e9e le 29 janvier 1884 \u00e0 Brive-la-Gaillarde. D\u00e8s son plus jeune \u00e2ge, elle manifeste des dons exceptionnels pour le piano et donne son premier concert public \u00e0 Lausanne \u00e0 l\u2019\u00e2ge de treize ans seulement. En 1902, Vincent d\u2019Indy, s\u00e9duit par son jeu unique, sa technique infaillible, son assurance et sa sonorit\u00e9 remarquable, reconna\u00eet en elle un talent rare et l\u2019engage en tant que professeure de piano \u00e0 la <em>Schola Cantorum<\/em>. Elle n\u2019a que dix-huit ans. Par suite, Blanche Selva contribue de fa\u00e7on tr\u00e8s active au rayonnement de la <em>Schola<\/em>, \u00e9cole \u00e0 laquelle elle reste li\u00e9e pendant pr\u00e8s de dix-neuf ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle fait la connaissance de D\u00e9odat de S\u00e9verac dans la classe de composition de Vincent d\u2019Indy avec qui elle noue des liens de camaraderie qui \u00e9voluent rapidement en tr\u00e8s forte amiti\u00e9. Blanche, qui admire profond\u00e9ment l\u2019\u0153uvre de son ami, devient l\u2019une de ses plus brillantes et d\u00e9vou\u00e9es interpr\u00e8tes. Elle cr\u00e9e le <em>Chant de la terre<\/em> \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 nationale de musique en 1903, la version int\u00e9grale d\u2019<em>En Languedoc<\/em> le 3 f\u00e9vrier 1906 ou encore la premi\u00e8re audition des <em>Baigneuses au soleil <\/em>en 1909. Le 29 juin 1918, le musicien-soldat qu\u2019est D\u00e9odat a la joie de retrouver Blanche Selva \u00e0 Perpignan, qui donne un concert caritatif o\u00f9 elle joue notamment <em>Cerda\u00f1<\/em><em>a<\/em>. D\u00e9odat, qui envisageait alors de retravailler ses <em>\u00c9tudes Pittoresques<\/em>, d\u00e9cide de ne rien changer apr\u00e8s avoir entendu l\u2019interpr\u00e9tation de son amie qui l\u2019a \u00e9mu jusqu\u2019aux larmes. Pourtant, sur la sollicitation de Blanche, il retouche finalement son <em>Christ de Llivia<\/em> pour marquer son estime et sa gratitude \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la plus fid\u00e8le de ses interpr\u00e8tes. Quelques semaines plus tard, ils fondent ensemble, avec Monseigneur de Carsalade du Pont et Joseph Marty, la Soci\u00e9t\u00e9 des amis du gr\u00e9gorien. L\u2019ann\u00e9e suivante, D\u00e9odat de S\u00e9verac compose <em>L\u2019Encens<\/em> et <em>La Myrrhe<\/em>, suite pieuse d\u00e9di\u00e9e \u00e0 Blanche Selva.<\/p>\n\n\n\n<p>Interpr\u00e8te \u00e9clectique, la pianiste joue pendant pr\u00e8s de trente ans un r\u00f4le cardinal dans la diffusion des \u0153uvres pianistiques de tous les musiciens de la <em>Schola<\/em>. Sa connaissance intime de la vie et de la personnalit\u00e9 de D\u00e9odat de S\u00e9verac la conduira \u00e0 \u00e9crire la toute premi\u00e8re monographie consacr\u00e9e au compositeur.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle meurt le 3 d\u00e9cembre 1942 \u00e0 Saint-Amant-Tallende.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Carlos et Ren\u00e9 de Cast\u00e9ra (1867-1943&nbsp;; 1873-1955)<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"550\" height=\"550\" src=\"https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/5-Carlos-de-Castera.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1397\" srcset=\"https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/5-Carlos-de-Castera.jpg 550w, https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/5-Carlos-de-Castera-300x300.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px\" \/><figcaption>Carlos de Cast\u00e9ra &#8211; Conditions sp\u00e9cifiques d\u2019utilisation<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Respectivement n\u00e9s en 1867 et en 1873 \u00e0 Dax, Carlos et Ren\u00e9 Cast\u00e9ra comptent parmi les premiers proches de D\u00e9odat de S\u00e9verac. Alors que Carlos a choisi la peinture, Ren\u00e9 s\u2019engage dans la musique et fait partie avec D\u00e9odat de la premi\u00e8re promotion de la <em>Schola cantorum<\/em>.<br>Ensemble, ils suivent les cours de pal\u00e9ographie musicale dispens\u00e9s par les p\u00e8res Dom Andr\u00e9 Mocquereau et Dom Delpech et sont inscrits dans la classe de composition de Vincent d\u2019Indy.<br>Du 9 au 15 juillet 1897, les deux condisciples se rendent au voyage organis\u00e9 par Bordes \u00e0 l\u2019abbaye de Solesmes dans la Sarthe \u2013 haut-lieu de l\u2019interpr\u00e9tation du chant gr\u00e9gorien \u2013 et deviennent amis et confidents.<br>Lors de cette p\u00e9riode, Blanche Selva surnomme le trio \u00ab&nbsp;la taupe et les petits grillons&nbsp;\u00bb.<br>Le lundi, ils tiennent un salon de musique o\u00f9 se retrouvent entre autres Alb\u00e9niz, Canteloube, d\u2019Indy, Magnard, Poujaud, Roussel, Willy, Colette\u2026<br>Ren\u00e9 fonde l\u2019<em>\u00c9dition Mutuelle<\/em> en 1902, qu\u2019il dirigera avec son fr\u00e8re&nbsp;Carlos. En publiant un nombre important de pi\u00e8ces de S\u00e9verac, les deux fr\u00e8res \u0153uvreront efficacement \u00e0 la diffusion de l\u2019\u0153uvre de leur camarade.<br>Compositeur et pianiste, Ren\u00e9 laisse plusieurs pages \u00e9l\u00e9gantes et un chef-d\u2019\u0153uvre, son ballet <em>Nausicaa<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 27 mai 1908, D\u00e9odat est le gar\u00e7on d\u2019honneur de Ren\u00e9, qui \u00e9pouse Claire L\u2019H\u00f4pital au ch\u00e2teau des Bordes \u00e0 Br\u00e9tigny-sur-Orge.<br>D\u00e9odat d\u00e9die le<em> M\u00e9n\u00e9triers et Glaneuses<\/em> de sa suite <em>Cerda\u00f1a<\/em> \u00e0 Carlos.<br>Carlos dispara\u00eet en 1943. Ren\u00e9 quant \u00e0 lui, mourra douze ans plus tard, en 1955.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Ricardo Vi\u00f1es (1875-1943)<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"550\" height=\"550\" src=\"https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/Vines1-Gallica.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1400\" srcset=\"https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/Vines1-Gallica.jpg 550w, https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/Vines1-Gallica-300x300.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px\" \/><figcaption>Ricardo Vi\u00f1es &#8211; BnF, Gallica<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>N\u00e9 le 5 f\u00e9vrier 1875 \u00e0 L\u00e9rida (Lleida), Ricardo Vi\u00f1es est un compositeur et pianiste espagnol.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1883, il commence le piano \u00e0 l\u2019\u00e2ge de huit ans. Quatre ans plus tard, le jeune prodige obtient un premier prix du Conservatoire de Barcelone. Ses parents d\u00e9cident de s\u2019installer \u00e0 Paris afin de favoriser la carri\u00e8re de musicien de leur fils. Apr\u00e8s quatre \u00e9checs successifs, Ricardo obtient le premier prix du Conservatoire de Paris le 21 juillet 1894. En 1900, il se produit r\u00e9guli\u00e8rement aux concerts organis\u00e9s par la <em>Schola Cantorum<\/em>. Cette m\u00eame ann\u00e9e, il fait des rencontres musicales d\u00e9terminantes&nbsp;: Gabriel Faur\u00e9, Maurice Ravel et Claude Debussy. Ricardo Vi\u00f1es cr\u00e9e de nombreuses pi\u00e8ces de ce dernier dont il devient l\u2019un des interpr\u00e8tes de pr\u00e9dilection. Les deux hommes se lient d\u2019une amiti\u00e9 profonde et Vi\u00f1es accompagnera les derniers instants de Debussy en 1918.<\/p>\n\n\n\n<p>Les fr\u00e9quentations artistiques du pianiste catalan dans le Paris des ann\u00e9es 1900 sont nombreuses. Ricardo se rend aux dimanches de Colette, est l\u2019ami de la comtesse de Noailles, Henri-Gh\u00e9on, Henri de R\u00e9gnier et Paul Val\u00e9ry. En 1901, il fait la connaissance de Pablo Picasso avant de rencontrer D\u00e9odat de S\u00e9verac. D\u00e9odat et Ricardo entretiennent d\u00e8s lors une amiti\u00e9 durable qui ne s\u2019essoufflera jamais. En 1903, D\u00e9odat emm\u00e9nage non loin de l\u2019appartement parisien o\u00f9 habitent Ricardo et sa m\u00e8re. Les deux hommes se fr\u00e9quentent d\u2019autant plus r\u00e9guli\u00e8rement. Ils se retrouvent par ailleurs dans divers salons musicaux&nbsp;: chez Misia Sert, Cyprien et Ida Godebski, la princesse de Polignac ou la princesse de Cystria. L\u2019un et l\u2019autre participent aux rendez-vous hebdomadaires des <em>Apaches<\/em> de Maurice Ravel.<\/p>\n\n\n\n<p>Ricardo conserve des liens avec D\u00e9odat apr\u00e8s son d\u00e9part de Paris \u00e0 la fin 1909. A l\u2019\u00e9t\u00e9 1910, alors que se d\u00e9roulent les r\u00e9p\u00e9titions et repr\u00e9sentations \u00e0 B\u00e9ziers de la trag\u00e9die lyrique <em>H\u00e9liogabale <\/em>de S\u00e9verac, Ricardo et D\u00e9odat s\u00e9journent \u00e0 l\u2019Abbaye de Frontfroide o\u00f9 ils retrouvent leur ami Odilon Redon qui les immortalise sur sa toile <em>La Nuit<\/em>. Ce m\u00eame \u00e9t\u00e9, Ricardo fait d\u00e9couvrir sa Catalogne natale \u00e0 son ami.<\/p>\n\n\n\n<p>La Premi\u00e8re Guerre mondiale les s\u00e9pare. Les deux hommes ne se reverront qu\u2019en 1920 \u00e0 Toulouse.<\/p>\n\n\n\n<p>Ricardo compte parmi les interpr\u00e8tes majeurs et plus ardents d\u00e9fenseurs de l\u2019\u0153uvre du compositeur qui lui d\u00e9die en retour sa suite pour piano <em>En Languedoc<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Ricardo Vi\u00f1es d\u00e9c\u00e8de le 29 avril 1943 \u00e0 Barcelone \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 68 ans.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les \u00e9crivains<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Fr\u00e9d\u00e9ric Mistral (1830-1914)<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"550\" height=\"550\" src=\"https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/Mistral1-Gallica.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1374\" srcset=\"https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/Mistral1-Gallica.jpg 550w, https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/Mistral1-Gallica-300x300.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px\" \/><figcaption>Fr\u00e9d\u00e9ric Mistral &#8211; BnF, Gallica<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Fr\u00e9d\u00e9ric Mistral est un po\u00e8te fran\u00e7ais n\u00e9 le 8 septembre 1830 \u00e0 Maillane. Fils d\u2019un paysan ais\u00e9, Mistral fait ses \u00e9tudes secondaires \u00e0 Avignon o\u00f9 il acquiert une solide formation classique&nbsp;; il s\u2019y passionne alors pour Virgile, H\u00e9siode et Hom\u00e8re. Il passe son baccalaur\u00e9at \u00e0 N\u00eemes avant de se rendre \u00e0 Aix-en-Provence o\u00f9 il \u00e9tudie le droit.<\/p>\n\n\n\n<p>Tr\u00e8s jeune, il \u00e9crit d\u00e9j\u00e0 en proven\u00e7al, ce qui le fait remarquer par son jeune ma\u00eetre, Joseph Roumanille. \u00c0 Aix, il fr\u00e9quente les milieux proven\u00e7alistes et le 21 mai 1854 il fonde avec six amis de l\u2019\u00e9cole proven\u00e7ale \u2013 dont Joseph Roumanille et Th\u00e9odore Aubanel \u2013 le F\u00e9librige. Cette association \u0153uvre pour la diffusion et la restauration des po\u00e8tes anciens en cr\u00e9ant une litt\u00e9rature originale en langue d\u2019Oc.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1898 a lieu la premi\u00e8re rencontre entre D\u00e9odat de S\u00e9verac et Fr\u00e9d\u00e9ric Mistral \u00e0 l\u2019occasion d\u2019un Concert spirituel o\u00f9 Mistral propose un po\u00e8me, <em>La Coumunioun di Sant<\/em>, illustr\u00e9 par Alix, la s\u0153ur a\u00een\u00e9e de S\u00e9verac. Initi\u00e9 tr\u00e8s t\u00f4t \u00e0 la culture f\u00e9libr\u00e9enne, D\u00e9odat admire tout particuli\u00e8rement la po\u00e9sie proven\u00e7ale de Fr\u00e9d\u00e9ric Mistral, qui devient tr\u00e8s vite sa v\u00e9ritable idole, presque son seul ma\u00eetre \u00e0 penser. D\u00e8s sa rencontre avec Mistral, S\u00e9verac assiste aux r\u00e9unions du cercle parisien du F\u00e9librige qui se r\u00e9unit au Caf\u00e9 Voltaire, place de l\u2019Od\u00e9on. C\u2019est par le biais de Mistral que D\u00e9odat rencontre sa future \u00e9pouse&nbsp;: le compositeur assiste \u00e0 la repr\u00e9sentation du <em>Mireia <\/em>du po\u00e8te \u00e0 Castelnaudary. Profond\u00e9ment s\u00e9duit par l\u2019actrice qui tient le r\u00f4le-titre \u2013 Henriette Tardieu, une modeste fille de coiffeur \u2013 il entreprend de faire d\u2019Henriette sa propre Mireille. \u00c0 la naissance de leur fille Magali en 1913, D\u00e9odat de S\u00e9verac choisira Mistral comme parrain.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1904, Mistral re\u00e7oit le Prix Nobel de litt\u00e9rature pour son \u0153uvre en langue d\u2019Oc, signe d\u2019une l\u00e9gitimation et d\u2019une reconnaissance de la langue d\u2019Oc au sein des grandes langues universelles. Le 11 mai 1913 \u00e0 Aix-en-Provence, lors des traditionnelles f\u00eates f\u00e9libr\u00e9ennes proven\u00e7ales de la Sainte-Estelle, D\u00e9odat de S\u00e9verac participe \u00e0 l\u2019hommage rendu \u00e0 Fr\u00e9d\u00e9ric Mistral, le po\u00e8te du pays. Fr\u00e9d\u00e9ric Mistral meurt le 25 mars 1914.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Colette et Willy (1873-1954 \/ 1859-1931)<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"550\" height=\"550\" src=\"https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/103B-ColetteWillyToby-1900.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1403\" srcset=\"https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/103B-ColetteWillyToby-1900.jpg 550w, https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/103B-ColetteWillyToby-1900-300x300.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px\" \/><figcaption>Colette et Willy &#8211; BnF, Gallica<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Sidonie Gabrielle-Colette, dite Colette, n\u00e9e en 1873 \u00e0 Saint-Sauveur-en-Puisaye, est romanci\u00e8re. \u00c0 vingt ans, elle \u00e9pouse Henry Gauthier-Villars, dit Willy, n\u00e9 en 1859 \u00e0 Villiers-sur-Orge. \u00c9crivain \u00e0 scandales, journaliste,&nbsp;critique musical et personnalit\u00e9 en vue du Tout-Paris, il publie sous son propre nom et sous diff\u00e9rents pseudonymes une centaine d\u2019ouvrages, dont la s\u00e9rie de romans autobiographiques <em>les Claudine, <\/em>enti\u00e8rement r\u00e9dig\u00e9e par sa femme. Nombre de ses articles sont l\u2019\u0153uvre de \u00ab&nbsp;n\u00e8gres&nbsp;\u00bb dont D\u00e9odat de S\u00e9verac fait partie pendant quelques temps.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est \u00e0 l\u2019occasion d\u2019un concert Wagner en 1901 que D\u00e9odat fait la rencontre du couple Colette-Willy. Par la suite, le compositeur les c\u00f4toie dans diverses soir\u00e9es, en particulier chez les de Serres. En 1903, D\u00e9odat met en musique un des po\u00e8mes de Willy, <em>Temps de neige<\/em>. Colette, est sollicit\u00e9e par S\u00e9verac pour son <em>Soldat de plomb<\/em>, petite suite pour piano \u00e0 quatre mains que lui a command\u00e9e Ren\u00e9 de Cast\u00e9ra. Mais Colette, gripp\u00e9e et surcharg\u00e9e de travail, ne donnera pas suite au projet et S\u00e9verac en r\u00e9digera lui-m\u00eame l\u2019argument.<\/p>\n\n\n\n<p>Willy meurt en 1931. Colette, premi\u00e8re femme \u00e9lue \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie Goncourt, dispara\u00eet quant \u00e0 elle en 1954.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les peintres<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Pablo Picasso (1881-1973)<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"550\" height=\"777\" src=\"https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/06\/Picasso-HD.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2096\" srcset=\"https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/06\/Picasso-HD.jpg 550w, https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/06\/Picasso-HD-212x300.jpg 212w\" sizes=\"auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px\" \/><figcaption>Portrait de Pablo Picasso devant la peinture \u00ab L&rsquo;aficionado \u00bb \u00e0 la Villa les Clochettes, Sorgues, en \u00e9t\u00e9 1912 : \u00a9RMN-Grand Palais (Mus\u00e9e national Picasso-Paris) \/ image RMN-GP. Anonyme. Impression num\u00e9rique de l\u2019\u00e9preuve g\u00e9latino-argentique APPH2860, \u00a9Succession Picasso 2021<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>N\u00e9 le 25 octobre 1881 \u00e0 Malaga, Pablo Picasso est un peintre et sculpteur espagnol. Fils d\u2019un professeur de dessin, il entre \u00e0 l\u2019\u00c9cole des Beaux-Arts de Barcelone en 1896.<\/p>\n\n\n\n<p>En octobre 1900, \u00e2g\u00e9 de dix-neuf ans, il d\u00e9cide de partir \u00e0 Paris avec son ami peintre Carlos Casagemas. L\u2019ann\u00e9e suivante, il rencontre le marchand d\u2019art et galeriste Ambroise Vollard, notamment r\u00e9put\u00e9 pour avoir r\u00e9v\u00e9l\u00e9 les \u0153uvres de Paul C\u00e9zanne, Auguste Renoir et Paul Gauguin. \u00c0 partir de 1904, Picasso s\u2019installe au Bateau-Lavoir puis il rencontre Guillaume Apollinaire et Henri Matisse.<\/p>\n\n\n\n<p>Manolo, avec qui Picasso est ami depuis leur rencontre en 1895 \u00e0 Barcelone, pr\u00e9sente D\u00e9odat de S\u00e9verac au peintre et \u00e0 sa fameuse bande (Max Jacob, Andr\u00e9 Salmon, Juan Gris, Guillaume Apollinaire). D\u00e9odat a surtout ressenti un vif et profond sentiment d\u2019amiti\u00e9 pour Picasso. En 1907, Picasso ach\u00e8ve la r\u00e9alisation des <em>Demoiselles d\u2019Avignon<\/em>, consid\u00e9r\u00e9e comme l\u2019\u0153uvre fondatrice du cubisme.<\/p>\n\n\n\n<p>En juillet 1911, alors que D\u00e9odat de S\u00e9verac s\u00e9journe \u00e0 C\u00e9ret en compagnie de Manolo et Frank Burty Haviland, Pablo Picasso, Georges Braque, Max Jacob et Mo\u00efse Kisling viennent les rejoindre. D\u00e8s lors, c\u2019est l\u2019av\u00e8nement du cubisme. Picasso se met vite au travail, mais il est contraint de retourner pr\u00e9cipitamment \u00e0 Paris, \u00e9tant accus\u00e9 d\u2019avoir jou\u00e9 un r\u00f4le dans l\u2019affaire du vol de la Joconde avec Apollinaire. Pendant trois ans, Picasso fait de nombreux allers-retours \u00e0 C\u00e9ret. Au total, il y reste six mois.<\/p>\n\n\n\n<p>Le peintre r\u00e9alise deux portraits de D\u00e9odat de S\u00e9verac&nbsp;: le premier en 1911 lors de son premier s\u00e9jour \u00e0 C\u00e9ret, et le second en 1951, \u00e0 l\u2019occasion du trenti\u00e8me anniversaire de la disparition du compositeur, assorti d\u2019un t\u00e9moignage d\u2019amiti\u00e9 touchant.<\/p>\n\n\n\n<p>Pablo Picasso, alors consid\u00e9r\u00e9 comme g\u00e9nie du 20<sup>\u00e8me <\/sup>si\u00e8cle, meurt le 8 avril 1973 \u00e0 Mougins.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Odilon Redon (1840-1916)<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"550\" height=\"550\" src=\"https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/Odilon-Redon.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1388\" srcset=\"https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/Odilon-Redon.jpg 550w, https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/Odilon-Redon-300x300.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px\" \/><figcaption>Odilon Redon : Biblioth\u00e8que de l&rsquo;Institut National d&rsquo;Histoire de l&rsquo;Art, Collections Jacques Doucet, 4 Phot 25 (6)<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>N\u00e9 le 20 avril 1840 \u00e0 Bordeaux, Odilon Redon est un peintre et graveur fran\u00e7ais. D\u00e8s son enfance \u00e0 la campagne, il se lance dans le dessin et obtient son premier prix alors qu\u2019il ne sait pas encore lire. En 1855, il commence \u00e0 prendre des cours de dessin aupr\u00e8s du peintre Stanislas Gorin. \u00c0 l\u2019\u00e2ge de dix-sept ans, par obligation de ses parents, Odilon suit des \u00e9tudes d\u2019architecture, mais il \u00e9choue \u00e0 l\u2019oral.<\/p>\n\n\n\n<p>Sept ans plus tard, il est admis \u00e0 l\u2019atelier du peintre acad\u00e9mique L\u00e9on G\u00e9r\u00f4me \u00e0 Paris, pour une ann\u00e9e d\u2019enseignement difficile. De retour sur Bordeaux, le peintre fait la connaissance de Rodolphe Bresdin qui l\u2019initie \u00e0 la gravure et \u00e0 la lithographie. En 1879, il publie une premi\u00e8re s\u00e9quence de lithographies, <em>Dans le r\u00eave<\/em>, qui soul\u00e8ve l\u2019enthousiasme de l\u2019\u00e9crivain Joris-Karl Huysmans. Au cours des deux derni\u00e8res d\u00e9cennies du XIX<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, Odilon Redon se lie d\u2019amiti\u00e9 avec Paul Gauguin.<\/p>\n\n\n\n<p>Il devient \u00e9galement ami avec D\u00e9odat de S\u00e9verac, si bien que le compositeur est invit\u00e9 aux fameux vendredis hebdomadaires du peintre. Les deux amis se retrouvent \u00e9galement dans le salon de la Princesse de Cystria. Odilon Redon compte parmi les peintres pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s de D\u00e9odat de S\u00e9verac. Les th\u00e8mes de certaines des compositions du musicien ne sont pas \u00e9loign\u00e9s des sujets peints par Odilon Redon. Par exemple, la m\u00e9lodie <em>Un r\u00eave<\/em> sur un po\u00e8me d\u2019Edgar Allan Poe traduit par St\u00e9phane Mallarm\u00e9, a \u00e9t\u00e9 compos\u00e9e par S\u00e9verac d\u2019apr\u00e8s les lithographies du m\u00eame nom d\u2019Odilon Redon. D\u2019ailleurs, la m\u00e9lodie lui est d\u00e9di\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme ses amis peintres, S\u00e9verac puise son inspiration dans la contemplation de l\u2019univers qui l\u2019entoure. Odilon Redon passe commande \u00e0 D\u00e9odat d\u2019une musique de chambre pour accompagner une pi\u00e8ce en vers, <em>Le Mirage<\/em>, de son ami lorientais L\u00e9on Damart. Elle est cr\u00e9\u00e9e en 1903.<\/p>\n\n\n\n<p>En septembre 1910, D\u00e9odat se rend \u00e0 l\u2019abbaye de Fontfroide (Aude) o\u00f9 Odilon et Ricardo Vi\u00f1es s\u00e9journent. Le peintre y est venu achever la d\u00e9coration de la biblioth\u00e8que entreprise en 1909. Dans <em>La Nuit<\/em>, immense panneau qui fait face au <em>Jour<\/em>, il fait figurer le visage de ses amis S\u00e9verac et Vi\u00f1es.<\/p>\n\n\n\n<p>Odilon Redon meurt le 6 juillet 1916 \u00e0 Paris.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Frank Burty Haviland (1886-1971)<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"550\" height=\"550\" src=\"https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/Frank-Burty-Haviland-a-Ceret-1912.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1407\" srcset=\"https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/Frank-Burty-Haviland-a-Ceret-1912.jpg 550w, https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/Frank-Burty-Haviland-a-Ceret-1912-300x300.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px\" \/><figcaption>Frank Burty Haviland \u00e0 C\u00e9ret, 1912. Photographie Paul Haviland. Collection Mus\u00e9e d&rsquo;art moderne de C\u00e9ret \u00a9Fonds FBH<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Frank Burty Haviland, n\u00e9 le 16 octobre 1886 \u00e0 Limoges, est un peintre fran\u00e7ais. Fils d\u2019un riche industriel qui dirige une fabrique de&nbsp;porcelaine \u00e0 Limoges, Frank refuse de travailler dans l\u2019entreprise familiale et d\u00e9cide de se consacrer \u00e0 une carri\u00e8re artistique. Son p\u00e8re le d\u00e9sapprouve et rompt le lien.<br>L\u2019artiste trouve pourtant plus de compr\u00e9hension du c\u00f4t\u00e9 de sa m\u00e8re, fille de Philippe Burty, ami de Delacroix et protecteur des impressionnistes. <\/p>\n\n\n\n<p>En 1904, il termine ses \u00e9tudes secondaires \u00e0 l\u2019\u00c9cole des Roches puis s\u2019installe \u00e0 Paris dans un atelier de Montparnasse. Cette m\u00eame ann\u00e9e, Ricardo Vi\u00f1es lui fait rencontrer D\u00e9odat de S\u00e9verac. L\u2019entente est imm\u00e9diate, S\u00e9verac devient son ami et son confident et l\u2019encourage dans sa vocation d\u2019artiste-peintre.&nbsp;En 1905 le jeune Burty part en Allemagne pour se former. Il gagne ensuite New York entre o\u00f9 il s\u00e9journe jusqu\u2019en 1908. C\u2019est dans cette ville qu\u2019il accomplit ses premi\u00e8res \u0153uvres.<br>En janvier 1910, il s\u2019installe d\u00e9finitivement \u00e0 C\u00e9ret avec Manolo. D\u00e9dat rejoint les deux compagnons et s\u2019installe dans la capitale du Vallespir. &nbsp;Invit\u00e9 par ces derniers, Picasso et Braque s\u00e9journent \u00e0 leur tour \u00e0 C\u00e9ret en 1911. Cette amiti\u00e9 artistique scellera les liens entre la petite ville et l\u2019aventure du cubisme. \u00c0 la suite de ces pionniers, de nombreux artistes de premier plan s\u00e9journent et peignent dans la capitale du Vallespir.<br>D\u00e9odat d\u00e9dit \u00e0 Frank <em>Les muletiers devant le Christ de Llivia<\/em> de sa suite pour piano <em>Cerda\u00f1a<\/em>.<br>Le 8 janvier 1914, Frank se marie avec Jos\u00e9phine Laporta. D\u00e9odat et son \u00e9pouse Henriette sont les t\u00e9moins des jeunes mari\u00e9s et le compositeur assure le service d\u2019orgue lors de la c\u00e9r\u00e9monie \u00e0 l\u2019\u00e9glise.<br>En 1950, Frank cr\u00e9e le Mus\u00e9e d\u2019art moderne de C\u00e9ret avec Pierre Brune.<br>Frank Burty Haviland meurt en novembre 1971 \u00e0 Perpignan.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Manuel Martinez Hugu\u00e9 (dit Manolo) (1872-1945)<\/h3>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"550\" height=\"550\" src=\"https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/Manolo-BD.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1371\" srcset=\"https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/Manolo-BD.jpg 550w, https:\/\/expo.rosalis.bibliotheque.toulouse.fr\/deodat-de-severac\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2021\/05\/Manolo-BD-300x300.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px\" \/><figcaption>Portrait de Manolo, en buste : \u00a9Mus\u00e9e d&rsquo;Orsay, Dist. RMN-Grand Palais \/ Patrice Schmidt. Fonds Paul Burty-Haviland. PHO1993-1-83<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Manuel Martinez Hugu\u00e9 est n\u00e9 le 30 avril 1872 \u00e0 Barcelone. \u00c9lev\u00e9 seul par sa m\u00e8re dans une extr\u00eame pauvret\u00e9, le futur sculpteur et peintre se retrouve orphelin \u00e0 l\u2019\u00e2ge de quinze ans. Il ne rencontre son p\u00e8re, un militaire dans l\u2019arm\u00e9e espagnole, qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge de dix-sept ans. M\u00e9content de la conduite de son fils, le capitaine g\u00e9n\u00e9ral de Burgos abandonnera Manolo dans l\u2019obligation de mendier pour survivre.<\/p>\n\n\n\n<p>Il r\u00e9ussit toutefois \u00e0 suivre quelques cours de dessin \u00e0 la Llotja, l\u2019\u00c9cole des Beaux-Arts de Barcelone. \u00c0 c\u00f4t\u00e9, il se rend dans les \u00e9glises et les cath\u00e9drales qui deviennent ses premiers mus\u00e9es. De cette mani\u00e8re, il rassasie son go\u00fbt pour l\u2019architecture, le dessin et la sculpture. En 1895, il rencontre un jeune gar\u00e7on de quatorze ans \u2013 lui en a 23 \u2013 qui restera un ami fid\u00e8le tout au long de sa vie, Pablo Picasso. Ils dessinent ensemble et Manolo est invit\u00e9 de temps en temps chez la famille Ruiz pour y partager le repas.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1901, sous l\u2019impulsion de Picasso, il monte \u00e0 Paris. Au cours de cette premi\u00e8re ann\u00e9e dans la capitale fran\u00e7aise, Manolo parcourt les mus\u00e9es et esquisse des dessins. Pour subvenir \u00e0 ses besoins, il dessine et sculpte des bijoux pour des orf\u00e8vres parisiens.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1902, L\u00e9on-Paul Fargue lui pr\u00e9sente D\u00e9odat de S\u00e9verac qui sera un de ses fid\u00e8les amis. Ils s\u2019invitent dans les cercles artistiques et amicaux l\u2019un de l\u2019autre&nbsp;: Manolo lui pr\u00e9sente Picasso et sa bande au Bateau Lavoir, tandis que D\u00e9odat lui fait faire la connaissance de Frank Burty Haviland. Ils se c\u00f4toient dans les bars du Quartier latin, au Caf\u00e9 de Flore, \u00e0 la Closerie des Lilas, au D\u00f4me ou au Deux Magots, et au Bateau Lavoir en compagnie de toute la bande \u00e0 Picasso. Puis ils se retrouvent \u00e0 C\u00e9ret, o\u00f9 Manolo s\u2019est install\u00e9 avec Frank Burty depuis janvier 1910.<\/p>\n\n\n\n<p>Les ann\u00e9es suivantes Manolo vit alternativement en Catalogne espagnole et \u00e0 C\u00e9ret, o\u00f9 il rend hommage \u00e0 S\u00e9verac en cr\u00e9ant une sculpture de sa fille Magali en 1923.<\/p>\n\n\n\n<p>Manolo meurt le 17 novembre 1945 \u00e0 Caldes de Montbui en Catalogne.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-pullquote\"><blockquote><p>Clara Leprince<\/p><cite>\u00c9tudiante en Master d\u2019\u00c9tudes Th\u00e9\u00e2trales, Chor\u00e9graphiques et Circassiennes<\/cite><\/blockquote><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les musiciens Claude Debussy (1862-1918) N\u00e9 le 22 ao\u00fbt 1862 \u00e0 Saint-Germain-en-Laye, Claude Debussy est un compositeur fran\u00e7ais et le principal repr\u00e9sentant de l\u2019\u00e9cole de musique impressionniste. Fils de marchands fa\u00efenciers, il entre au Conservatoire de Paris en 1872 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de dix ans o\u00f9 il se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre un \u00e9l\u00e8ve dissip\u00e9 et intelligent. 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